Le centre d’aide européen pour les victimes de terrorisme

D’après un article mis en ligne le 24/12/2019 par Ludivine PONCIAU     sur www.lesoir.be

Ce nouvel organe européen doit permettre aux Etats, aux associations de victimes et aux intervenants spécialisés de mieux collaborer.

Améliorer le soutien aux citoyens touchés par des attaques terroristes en s’inspirant des bonnes pratiques existant çà et là dans le monde. C’est l’objectif du Centre d’expertise de l’Union européenne pour les victimes de terrorisme, qui débutera ses activités en janvier.Ce Centre sera géré pour la Commission européenne par l’ONG internationale Victim Support Europe qui regroupe une soixantaine d’associations dans trente pays. Il devra assurer la transposition effective et l’application des directives européennes dans les législations nationales et aider les États à établir un protocole d’intervention en cas d’attentat ou de tuerie de masse.Le projet est financé par l’Europe pendant deux ans. Au terme de cette période test, la nécessité de créer une structure plus large, un Centre de coordination européen pour les victimes du terrorisme, sera évaluée.

Concert des vingt ans de Soutien aux Victimes

A l’occasion de ses 20 ans d’activités, l’ASBL Soutien Aux Victimes d’Infractions (S.A.V.I.) a organisé un concert anniversaire avec la participation de l’ensemble liégeois Le Tétracorde et de la chorale hutoise Notre-Dame de la Sarte. Les bénéfices de cette manifestation seront affectés aux actions en faveurs des femmes et enfants victimes (voir les projets sur ce site ).

Le concert s’est tenu le dimanche 15 décembre, en la collégiale d’Amay, et a bénéficié de plusieurs échos dans la presse. https://www.lavenir.net/cnt/dmf20191216_01421187/un-concert-pour-redonner-confiance
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20191129_01413700/ces-benevoles-du-savi-viennent-en-aide-aux-victimes-d-infractions

Le Conseil d’administration tient à remercier les deux chorales et toutes les personnes qui ont apporté leur soutien bénévole à l’organisation de cette manifestation.

20 ans de Soutien aux victimes d’infraction

A l’occasion de ses 20 ans d’activités, l’ASBL Soutien Aux Victimes d’Infractions (S.A.V.I.) organise un concert anniversaire avec la participation de l’ensemble liégeois Le Tétracorde et de la chorale hutoise Notre Dame de la Sarte. Les bénéfices de cette manifestation seront affectés aux actions en faveurs des femmes et enfants victimes (voir les projets sur ce site ).

Le concert se tiendra le dimanche 15 décembre, à 15 heures, en la collégiale d’Amay

Pour plus de précisions voir l’annonce complète : Détails pratiques

 

 

Deux projets d’accord de coopération pour l’assistance aux victimes, attendus depuis 10 ans.

Deux projets d’accord de coopération pour l’assistance aux victimes, sont attendus depuis 10 ans. Il n’est peut-être pas trop tard pour cette législature.

C’est en 2009 en effet, que des protocoles d’accord de coopération avaient été adoptés, en fin de législature, visant à garantir une meilleure cohérence de la politique en faveur des victimes. A l’époque ceux-ci avaient été approuvés par tous les partis démocratiques.  Ils prévoyaient l’établissement dans les 18 mois d’accords en bonne et due forme, respectivement pour la Région wallonne et la Région Bruxelles capitale.

Le Forum national s’était vu chargé d’assurer le suivi de l’élaboration des accords.  Deux projets  furent établis dans les délais mais ne purent être adoptés en raison de la longue crise pour la mise en place d’un nouveau gouvernement.  La législature suivante fut marquée par la négociation de  la sixième réforme de l’Etat. Qui dit réforme de l’Etat, dit nouvelle répartition des compétences et remise en cause des projets pourtant  approuvés par les différents parties.

Il aura fallu une législature supplémentaire pour que le projet soit à nouveau mis à l’agenda politique, actualisé en fonction du nouveau paysage institutionnel et finalement soumis aux différents gouvernements. La bonne nouvelle est arrivée à l’occasion de la journée des victimes pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. C’est maintenant chose faite pour le gouvernement fédéral.

Sur proposition du ministre de la Sécurité et de l’Intérieur Pieter De Crem et du ministre de la Justice Koen Geens, le Conseil des ministres a  approuvé, en mars, deux projets d’accord de coopération en matière d’assistance aux victimes. Le premier concerne la Communauté française et la Région wallonne. Le second concerne la Région de Bruxelles-Capitale et est conclu avec la Communauté française, la Communauté flamande, la Commission communautaire française et la Commission communautaire commune.  L’avis du Conseil d’Etat a été demandé.

Encore faudrait-il que ces accords soient adoptés par les différents parlements concernés, avant la fin des travaux parlementaires. Il n’est pas trop tard mais il est grand temps.

 

 

 

Journée européenne des victimes : faire de leurs droits une réalité.

Les victimes ont des droits, partout en Europe mais, pour beaucoup d’entre elles, le parcours reste difficile voire douloureux.  Cette année encore, l’organisation Victim Support Europe et les associations qui la composent invitent à une journée de mobilisation et de sensibilisation le 22 février.  Le thème choisi « making their rights effective » est toujours d’actualité, 30 ans après l’instauration de la journée des victimes.

Les témoignages de nombreuses victimes nous montrent régulièrement à quel point les conséquences des victimisations peuvent être graves, multiples et persistantes. Ils attirent notre attention sur un constat fondamental qui est à la base des initiatives en faveur des victimes d’infraction : un défaut d’information, un accueil déficient, un manque de tact dans le cadre des procédures, une réparation lacunaire ou tardive sont de nature à renforcer ou à prolonger les effets négatifs d’un attentat, d’un acte de violences ou d’autres délits. C’est ce qu’on appelle la victimisation secondaire.

Certes, la politique en faveur des victimes dans notre pays a permis d’engranger diverses avancées, au cours des vingt dernières années.  Du point de vue légal, le statut des victimes au sein de la procédure pénale a progressivement été affirmé.  L’aide de l’Etat en faveur des victimes d’actes de violences et plus récemment d’attentats terroristes, a connu de multiples réformes. Le dispositif d’assistance s’est progressivement étoffé.

De son côté, l’Union européenne s’est montrée soucieuse d’assurer la protection des victimes de la criminalité et d’établir des normes minimales en la matière.  A cet égard, la Décision-cadre du Conseil de l’Union européenne, adoptée en 2001, a joué un rôle important d’incitant dans notre pays.  Elle a servi de balise pour évaluer les premières avancées de la politique nationale.  L’état des lieux dressé par le Forum national et les premiers résultats d’une recherche évaluative ont démontré que des efforts importants et permanents étaient encore nécessaires pour rencontrer les besoins des victimes et rendre effectifs les droits fondamentaux  qui leur sont reconnus.

Une nouvelle étape a été franchie en 2012, avec l’adoption d’une Directive du Parlement européen et du Conseil concernant les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité.  Cette directive établit des normes minimales contraignantes pour les pays membres de l’Union. Elle garantit que les victimes sont reconnues et traitées avec respect, qu’elles reçoivent une protection et un soutien adéquats et qu’elles ont accès à la justice.  Elle renforce sensiblement les droits des victimes et des membres de leur famille à recevoir des informations, un soutien et une protection ainsi que leurs droits lorsqu’elles participent à une procédure pénale.  Elle comporte aussi des dispositions qui garantissent que les professionnels en contact avec les victimes reçoivent une formation adaptée à leurs besoins, favorisent la coopération entre les états membres et la sensibilisation aux droits des victimes.

A l’occasion de la 30° édition de la journée européenne des victimes, la mise en oeuvre effective de ces droits reste un véritable défi pour nos sociétés.  Deux points nous paraissent nécessiter une attention toute particulière.

1° Il faut coordonner et évaluer au plan national les initiatives prises par les différentes instances. A cet égard,  rappelons que les travaux du Forum national dont c’était le rôle, sont interrompus depuis 2010 et qu’un nouvel accord de coopération est toujours attendu pour adapter les textes existants au nouveau paysage institutionnel découlant de la 6° réforme de l’Etat.  C’est la cohérence de la politique et des mesures en faveur des victimes qui en dépend.

2° L’effectivité des droits des victimes et l’opérationnalisation des réformes annoncées devraient faire l’objet d’un suivi régulier. Trop souvent, de longs mois s’écoulent entre l’annonce et l’entrée en application des textes adoptés. Ces délais, parfois difficilement compréhensibles, réactivent de douloureux sentiments d’abandon ou d’injustice.  Cet examen devrait se réaliser à l’aune des normes minimales édictées par la nouvelle directive européenne.

Directive 2012/29/UE du 25 octobre 2012, Journal officiel de l’Union européenne du 14.11.2012. https://soutienauxvictimessavi.files.wordpress.com/2014/11/cd022-4020982156.pdf

 

Journée des victimes J-7

Journée européenne des victimes le 22 février

Pour la 30° année consécutive, le 22 février prochain sera dédicacé à la journée européenne des victimes.

Inspirée d’une initiative suédoise, c’est en 1990 que l’organisation européenne des associations d’aide aux victimes (Victim Support Europe) proposait à ses membres de consacrer, chaque année, une journée d’attention afin de sensibiliser le public et les autorités aux droits et besoins des victimes.  Nous reviendrons plus longuement sur cet événement et sur l’historique de la journée des victimes dans notre pays.

Dès à présent vous trouverez ci-dessous l’annonce de la thématique pour l’édition 2019.

 

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Bientôt une bibliothèque thérapeutique au service d’aide aux victimes de Huy 

Un appel à des dons est lancé pour réaliser le projet de bibliothèque thérapeutique au profit des jeunes victimes prises en charge par l’équipe du Service d’Aide aux Victimes à Huy.

Depuis de nombreuses années, SAVI apporte une aide financière à des initiatives novatrices du Service d’aide aux victimes de Huy (voir les projets dans À propos de Soutien aux victimes d’infractions).

Pour sa campagne 2018 – 2019, l’ASBL a décidé d’appuyer un nouveau projet du service hutois qui, on le sait, prend en charge de nombreuses jeunes victimes.

L’équipe du SAV souhaite, en effet, mettre en place une bibliothèque à visée thérapeutique afin de proposer certains livres en prêt aux enfants qui fréquentent le 24,rue Rioul.  A côté des consultations psychologiques, le livre offre un moyen différent d’aborder certains problèmes compliqués auxquels nos jeunes usagers sont souvent confrontés : violence, harcèlement, deuil, abus sexuels, etc. Dans certaines familles où ces sujets sont douloureux, le livre proposé par l’intervenante et rapporté à la maison pourra être un intermédiaire précieux. Dans certains situations, l’équipe estime que « prescrire » une histoire pourrait également être bénéfique à la relation : le moment privilégié de l’histoire du soir, en plus d’instaurer un rituel facilitant l’endormissement, permet de renforcer le lien entre parent et enfant.

En plus de livres jeunesses directement adressés à l’enfant, l’équipe souhaite compléter la nouvelle bibliothèque par des livres destinés à aider les adultes à jouer leur rôle parental. Aider l’enfant indirectement, en donnant des outils aux parents tant dans des domaines affectifs et éducatifs que dans la compréhension de la problématique de leur enfant tel sera donc le deuxième objectif de la nouvelle bibliothèque thérapeutique.

Un appel à des dons est donc lancé pour réaliser ce beau projet dans l’intérêt des jeunes victimes prises en charge par l’équipe du Service d’Aide aux Victimes à Huy.