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Bientôt une bibliothèque thérapeutique au service d’aide aux victimes de Huy 

Depuis de nombreuses années, SAVI apporte une aide financière à des initiatives novatrices du Service d’aide aux victimes de Huy (voir les projets dans À propos de Soutien aux victimes d’infractions).

Pour sa campagne 2018 – 2019, l’ASBL a décidé d’appuyer un nouveau projet du service hutois qui, on le sait, prend en charge de nombreuses jeunes victimes.

L’équipe du SAV souhaite, en effet, mettre en place une bibliothèque à visée thérapeutique afin de proposer certains livres en prêt aux enfants qui fréquentent le 24,rue Rioul.  A côté des consultations psychologiques, le livre offre un moyen différent d’aborder certains problèmes compliqués auxquels nos jeunes usagers sont souvent confrontés : violence, harcèlement, deuil, abus sexuels, etc. Dans certaines familles où ces sujets sont douloureux, le livre proposé par l’intervenante et rapporté à la maison pourra être un intermédiaire précieux. Dans certains situations, il nous semble que « prescrire » une histoire pourrait également être bénéfique à la relation : le moment privilégié de l’histoire du soir, en plus d’instaurer un rituel facilitant l’endormissement, permet de renforcer le lien entre parent et enfant.

En plus de livres jeunesses directement adressés à l’enfant, l’équipe souhaite compléter la nouvelle bibliothèque par des livres destinés à aider les adultes à jouer leur rôle parental. Aider l’enfant indirectement, en donnant des outils aux parents tant dans des domaines affectifs et éducatifs que dans la compréhension de la problématique de leur enfant tel sera donc le deuxième objectif de la nouvelle bibliothèque thérapeutique.

Un appel à des dons est donc lancé pour réaliser ce beau projet dans l’intérêt des jeunes victimes pris en charge par l’équipe du Service d’Aide aux Victimes à Huy.

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Une meilleure visibilité pour les services d’aide aux victimes

Toujours à la recherche de solutions pour améliorer l’accessibilité de l’aide aux victimes, le Service d’aide aux victimes de Huy a réalisé un clip vidéo et mis en ligne un nouveau site présentant les services agréés par la FWB.

Depuis bientôt 40 ans, l’ASBL hutoise Aide et Reclassement contribue à développer l’aide aux victimes. Depuis peu, un nouveau site internet mis en ligne par son équipe contribue à améliorer la visibilité des services d’aide aux victimes agréés par la Fédération Wallonie Bruxelles. Une initiative particulièrement bienvenue car trop de victimes peinent encore à trouver le chemin de l’aide.

A Huy, le SAV situé au 24, rue Rioul, fait partie de longue date du paysage social. Chaque année plusieurs centaines de victimes viennent y chercher un réconfort, des informations, une aide psychologique ou sociale. Et pourtant, dans notre arrondissement, des victimes (ou leurs proches) se trouvent encore démunies et méconnaissent les services qu’elles peuvent y recevoir gratuitement de la part d’une équipe professionnelle reconnue par la Communauté française. Le même constat a du reste été fait par l’ensemble des SAV, lors des dramatiques attentats qui ont frappé notre pays.

La question de la visibilité ou plutôt du manque de visibilité des services d’aide aux victimes est, depuis longtemps, une préoccupation du secteur de l’aide aux justiciables et un aspect crucial d’une politique en faveur des victimes soucieuse de les rendre suffisamment accessibles. Elle a de nouveau été évoquée à l’occasion d’une évaluation effectuée par les services d’Aide aux Victimes (réunis au sein du Groupe de Réflexion sur l’Aide aux Victimes), à propos des demandes d’aide des victimes de terrorisme. Alors que de nombreuses victimes se plaignaient de ne pas avoir reçu d’aide, nos services se sont étonnés d’avoir été, majoritairement, peu sollicités et assez tardivement.

Toujours à la recherche de solutions pour contribuer à l’accessibilité de l’offre d’aide des SAV à l’égard des victimes et de leurs proches, le Service d’Aide aux Victimes  de Huy a proposé à la Communauté française la réalisation d’une capsule vidéo et la mise en ligne d’un nouveau site internet www.serviceaideauxvictimes.be

D’une durée de 30 secondes, la capsule vidéo « services d’aide aux victimes est destinée à sensibiliser le public et les professionnels en contact avec des victimes afin de faciliter leur accès aux SAV. Elle se termine sur un plan final présentant une carte sur laquelle sont localisés les services agréés. Elle est, dès à présent, consultable sur le site des SAV (voir ci-dessous). La technique utilisée permet sa mise en ligne sur des pages web mais aussi son partage via les réseaux sociaux.

Grâce à l’appui accordé par la Communauté française, l’équipe hutoise a pu également restaurer et moderniser le site www.serviceaideauxvictimes.be fermé, il y a deux ans, suite à plusieurs attaques informatiques. On y retrouve diverses informations pratiques : « qui sont les services d’aide aux victimes, quelles victimes peuvent y faire appel, quelle aide peut-on y recevoir, quels sont les services agréés, leurs missions ? Le visiteur y trouvera également des fiches détaillées présentant les divers services, des cartes d’accès, des liens utiles ainsi que leur charte d’intervention.

Autant d’informations utiles qui devraient faciliter l’orientation des victimes vers ces services qui offrent une aide professionnelle et gratuite.

Pour en savoir plus sur cette initiative, contactez le Service d’aide aux victimes à Huy (085/216565) pendant les heures de permanence (les jours ouvrables de 9h à 12h 30 et de 13h 30 à 17h)
ou adressez votre message via le formulaire de contact du site www.serviceaideauxvictimes.be

 

 

Soutien aux victimes de retour sur Internet

Il s’agit de l’extrait de l’article.

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Temporairement indisponible en raison d’un problème d’hébergement, le blog Soutien aux Victimes  est de nouveau disponible dans un nouvel environnement.  Vous y trouverez à nouveau des nouvelles de l’ASBL Soutien aux victimes d’infraction SAVI, du Service d’Aide aux Victimes à Huy et plus généralement de la politique en faveur des victimes.

Au plaisir de vous y retrouver

SAVI

INFORMATION DES VICTIMES D’ACTES TERRORISTES ET VISIBILITÉ DU DISPOSITIF D’ASSISTANCE AUX VICTIMES

Plusieurs services d’aide aux victimes (SAV) se sont étonnés d’avoir été peu sollicités par les victimes alors que la presse se faisait l’écho de plaintes d’un certain nombre d’entre elles d’être laissées pour compte.  Ils ont émis l’hypothèse que les relais normalement prévus dans le cadre du dispositif d’assistance aux victimes n’avaient pas ou pas assez fonctionné.

Un des problèmes relevés est la non disponibilité des listes de victimes à la suite des attentats.  Cela a posé problème même à Bruxelles où pourtant le SAV a fait face à un afflux de demandes.  En Région wallonne, les rares situations n’ont souvent été orientées que tardivement par les services d’assistance policières ou par le parquet.  Il est à noter que dans le passé, lors de la crise du Rwanda, les listes des rapatriés avaient rapidement été communiquées par la Croix rouge ce qui avait permis une démarche proactive de nos services.  Rien de tel cette fois-ci.

Les SAV sont bien conscients qu’il peut y avoir un paradoxe que certaines victimes se plaignent de ne pas être aidées, alors qu’elles font appel et bénéficient du suivi d’un service.  C’est là un phénomène qui s’explique en partie par des aspects cliniques. Ainsi, le sentiment exprimé d’être abandonné participe fort probablement d’un report sur l’institutionnel (l’Etat au sens large) qui devrait garantir la sécurité et à défaut les soins et une réparation intégrale.  Mais il résulte sans doute aussi  d’une défaillance au moins partielle des relais normalement prévus.  A cet égard le modèle d’intervention des assurances (proposant par exemple un package de services dont un nombre restreint de consultations psychologiques) apparaît en décalage avec les attentes des victimes.

D’où les interrogations des intervenants :

  • ne reste-t-il pas des victimes qui n’auraient pas bénéficié d’une offre d’aide ?
  • toutes les victimes savent-elles qu’elles pourraient bénéficier auprès des SAV d’un suivi psychologique spécifique et d’une aide dans leurs démarches ?
  • les SAV sont-ils suffisamment identifiés du dispositif de gestions des crises?  sont-ils connus des managers psycho-sociaux ou du parquet fédéral ?
  • le dispositif d’assistance aux victimes mis en place depuis une vingtaine d’années est-t-il suffisamment visible ?

A-ton suffisamment communiqué au sujet de ce qui existait que ce soit via les canaux prévus de communication (police, juridictions…) ou via les autorités et la presse ? Sinon  à qui reviendrait l’initiative ?

A ce propos, plusieurs services suggèrent que le nouveau site victimes.be pourrait à l’avenir jouer un rôle accru dans de telles circonstances.

En conclusion, les SAV réaffirment l’importance de renforcer la visibilité du dispositif d’assistance aux victimes.

Le projet d’accord de coopération sur l’assistance aux victimes est une bonne opportunité pour y contribuer notamment en redynamisant les conseils d’arrondissement et en relançant la réflexion en réseau qui s’est parfois essoufflée faute de soutien institutionnel. 

Autant d’éléments qui pourraient alimenter des avancées supplémentaires dans des dossiers qui ont mobilisé nos énergies durant l’année écoulée et qui, nous l’espérons pourront connaître encore de prochaines avancées.

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Nouveau numéro d’appel à destination des victimes de violences sexuelles

A partir de ce 17 novembre 2016, un nouveau numéro d’appel gratuit à destination des victimes de violences sexuelles est opérationnel pour l’ensemble de la communauté française..

Ce nouveau service est mis en place alors qu’aujourd’hui encore, dans notre pays, de nombreuses victimes n’osent pas dénoncer les faits qu’elles ont subis.  Beaucoup ignorent, par exemple que le viol entre partenaires est punissable.  D’autres ne savent pas à qui s’adresser.

La Communauté française a donc décidé de lancer une campagne de sensibilisation en vue d’encourager les victimes à signaler les violences qu’elles subissent mais aussi à mieux les soutenir.  Il s’agit des compétences respectives de la ministre Simonis (égalité des chances) et du ministre Madrane (aide aux justiciables).  A cet effet un nouveau numéro d’appel gratuit, le 0800 98 100 est mis en activité.

La campagne de sensibilisation pour le lancement du nouveau numéro vert s’effectuera par un support d’affichage.  La ligne téléphonique sera assurée par l’asbl bruxelloise SOS Viol, active sur cette thématique depuis de nombreuses années.  Celle-ci travaillera en étroite collaboration avec les services agréés d’aide aux justiciables répartis dans les différents arrondissements.  Ces associations proposent aux victimes un accompagnement psychologique et social, des informations juridiques aux victimes qui le souhaitent.

Pour la division judiciaire (ancien arrondissement) de Huy, c’est le Service d’Aide aux Victimes qui prend le relais.  Chaque année son équipe pluridisciplinaire accueille de 300 à 400 victimes parmi lesquelles une majorité de femmes victimes de violences, physiques, psychologiques ou sexuelles.
Deux de ses psychologues sont par ailleurs spécialisées dans la prise en charge de jeunes victimes.

En plus des suivis individuels, le Service d’Aide aux Victimes de la rue Rioul propose aux dames victimes de violences ou d’abus, un groupe de parole ainsi que des ateliers de redynamisation.

En pratique

Pour l’ensemble de la Communauté française, une permanence téléphonique, gratuite et anonyme au 0800 98 100

Dans l’arrondissement de Huy

Pour tout renseignement ou pour une demande d’aide, vous pouvez contacter directement la permanence du service d’aide aux victimes de votre arrondissement au 085/21.65.65logoSAV_bleu.gif

Le Service d’aide aux victimes, dépend de l’ASBL Aide et Reclassement.
Il est situé au 24, rue Rioul à 4500 Huy
Il peut également être contacté par courriel à l’adresse SAV@aideetreclassement.be

 

 

L’expression et la créativité au service des victimes de violences

 

Fruit de la collaboration entre SAVI et le Service d’aide aux victimes dépendant de l’ASBL Aide et Reclassement à Huy, le projet initié avec le soutien de la Wallonie a permis d’organiser, depuis décembre 2014, une série d’ateliers d’expression artistique et de créativité au profit d’un public de femmes victimes de violences qui s’adressent au Service d’Aide aux Victimes de Huy. Avec l’aide de diverses personnes ressources, ces dames ont pu s’initier à plusieurs techniques et découvrir ainsi différentes manières de mettre en valeur leur créativité, à la satisfaction générale des participantes.

Encouragée par ces résultats, l’équipe du SAV est désireuse de faire connaître le projet et à cette occasion de rappeler son offre de services : aide psychologique ou sociale individuelle, groupe de parole, actions de redynamisation, toutes initiatives qui bénéficient, à l’un ou l’autre titre, du soutien de la Wallonie. C’est l’objet d’un nouveau dépliant destiné à augmenter la visibilité des actions du SAV et, plus spécialement à faire connaître ses initiatives en faveur des femmes victimes de violences : groupe de parole et ateliers de redynamisation par l’expression créative.

Par ailleurs, l’asbl hutoise a souhaité mettre à profit les manifestations culturelles qui se sont tenues au Centre culturel de l’Arrondissement de Huy, pour y présenter une exposition des activités des ateliers d’expression, du 13 au 20 novembre, sous la forme d’un reportage photographique de ces ateliers. A cette occasion, certaines des réalisations et des témoignages recueillis auprès des participantes ont également été mis en valeur.  Une façon de faire découvrir d’un public élargi une approche originale des besoins des victimes de violences.logo SAVI.jpg

 

35 ans au service des victimes

A Huy, l’aide aux victimes a 35 ans.  C’est en 1980, en effet que l’Asbl Aide et Reclassement, alors de création récente, modifiait ses statuts pour y inclure l’assistance technique aux victimes d’infraction.  Peu de temps après, elle constituait une section victimologie à côté de l’équipe professionnelles qu’elle avait constituée pour mener ses actions auprès des détenus, ex-détenus et delogoSAV_bleu.gif leurs familles.

A la recherche d’une solution financière pour les victimes de la fusillade qui avait eu lieu l’année précédente, l’ASBL constatait rapidement que rien n’était prévu dans notre pays pour les victimes d’actes de violences dont l’auteur demeurait inconnu ou insolvable.  Tout en se préoccupant de la situation concrète des victimes et de leurs proches auxquelles des visites étaient rendues,  elle allait confier à sa section victimologie une recherche internationale sur l’indemnisation publique des victimes.

Deux ans plus tard, elle chargeait un nouveau collaborateur, Daniel Martin, criminologue de formation, de rédiger un livre blanc.  La publication, en 1983 du Livre blanc sur l’indemnisation des victimes d’infractions, avec l’aide de la Fondation Roi Baudouin et, quelques mois plus tard, l’organisation à Huy d’un colloque européen sur ce thème, allaient marquer le démarrage d’une vaste campagne visant à l’adoption d’une loi en la matière.

Dans la même temps, l’ASBL interpelait la Communauté française qui  lui confiait une expérience pilote d’aide sociale aux victimes. C’est dans ce contexte que voyait le jour le premier service d’aide aux victimes de la partie francophone qui allait mener de front une action d’aide aux victimes avec des initiatives contribuant au développement du mouvement en faveur des victimes dans notre communauté et sur le plan national.

Aujourd’hui, le Service d’aide aux victimes dispose, au 24, rue  Rioul, d’une équipe pluridisciplinaire forte de six collaboratrices qui ont pris en charge, au cours de l’année écoulée plus de 400 victimes.

Quant à l’ASBL Soutien aux victimes, elle a apporté son aide au lancement, par l’ équipe du SAV hutois d’ateliers de redynamisation et de créativité.

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