Le risque de violences intra-familiales accru par le confinement

Si le confinement exacerbe les tensions intra-familales il vaut mieux demander de l’aide

Alors que le pays entier est “confiné”, la plateforme “Ecoute Violences Conjugales” tient à souligner le risque particulièrement accru pendant cette période.  Sur sa page .Facebook, la plateforme reprend un  slogan venu d’Italie où il est porté par les associations de lutte contre la violence  conjugale : “être confiné chez soi avec un homme violent est dangereux. Il est déconseillé de sortir mais il n’est pas interdit de fuir.”

Après la mobilisation que nous avons connue en ce début d’années, autour des thématiques des violences contre les femmes et du harcèlement, la nécessaire attention aux risques d’épidémie au Coronavirus 19 ne doit pas nous faire oublier que de nombreuses victimes continuent à vivre au quotidien d’autres menaces.  D’où l’importance de rappeler l’existence, en Communauté Wallonie Bruxelles, de plusieurs lignes vertes (gratuites) d’écoute spécialisées

Le numéro gratuit 0800 300 30 reste à l’écoute 24h sur 24h et 7 jours sur 7.

Le “0800 300 30”, c’est le numéro vert « Ecoute Violences Conjugales ». Il se veut “résolument accessible, disponible, confidentiel ainsi que gratuit, ce qui le distingue de tout autre service et le place comme une ressource de choix pour toute personne confrontée de près ou de loin à cette problématique.
Créée il y a une dizaine d’années avec l’appui de la Région wallonne, c’est un service d’aide par téléphone qui permet à toute personne en difficulté ou en détresse de trouver « quelqu’un à qui parler ». Il offre également une écoute attentive, une réponse et une orientation éventuelle vers des services d’aide et de soins adéquats.
Il est toutefois important de signaler qu’il ne s’agit pas d’une ligne d’urgence.

« L’objectif premier de la ligne est d’offrir une écoute bienveillante à l’appelant en lui permettant de mettre des mots sur une situation de violence conjugale. Il s’agit d’une écoute ponctuelle où l’anonymat et la confidentialité sont garantis, ce qui peut faciliter la démarche de l’appel. L’écoute vise à amener la personne à y voir plus clair sur sa situation, qu’elle soit victime, auteur ou encore témoin direct ou indirect du couple dans lequel une situation de violence se produit. »

La mission d’information s’avère essentielle, signale encore les responsables de la plateforme, car la problématique de la violence conjugale est un phénomène complexe qui peut susciter de nombreux questionnements. L’information donnée peut prendre plusieurs formes : d’ordre pratique, d’ordre psychologique ou encore, d’ordre juridique.

Si le confinement risque d’exacerber les tensions dans des familles fragilisées,  il est important de rappeler  que des solutions existent pour faire face à de la violence conjugale ou intra-familiale et qu’il vaut mieux ne pas attendre  pour demander de l’aide.


Journée européenne des victimes : 30 ans d’actions pour les droits des victimes

Dans le cadre de la campagne #OneVoiceOneCause

Il y a trente ans, une douzaine d’organisations de soutien aux victimes se sont réunies pour former officiellement Victim Support Europe. La même année, en 1990, elles ont déclaré le 22 février comme la Journée européenne des victimes de la criminalité. Elle partageait la vision d’une Europe unie dans ses efforts pour aider toute personne devenue victime d’une infraction.

Depuis 30 ans, la journée européenne des victimes est le rendez-vous annuel incontournable pour tous ceux qui se mobilisent en faveur du soutien aux victimes et de la mise en œuvre de leurs droits.    Cette année, la soixantaine d’organisations nationales et régionales membres de Victim Support Europe ont choisi de partager largement les messages communs de la campagne #OneVoiceOneCause, avec comme finalité de faire des droits pour les victimes une réalité. 
Comme chaque année, l’ASBL Soutien aux victimes d’infractions entend se faire l’écho de cette journée dont l’importance pour le mouvement d’assistance aux victimes a été maintes fois démontrée, tant à l’échelon national qu’européen.


Les objectifs de la campagne 2020 peuvent se résumer de la manière suivante :
1° encourager les victimes à s’adresser aux services d’aide;
2°informer le public des résultats du projet Vociare consacré à la mise en oeuvre des droits des victimes en Europe;
3°encourager les initiatives en faveur des droits des victimes, les signes de solidarité et le soutien aux victimes.
Nous reprenons ci-dessous les principaux leitmotifs de la campagne.

Les droits des victimes : une affaire qui nous concerne tous !
Selon les estimations, 15% des Européens soit environ 75 millions de personnes sont, chaque année, victimes de la criminalité. Ajoutons qu’un nombre croissant de personnes voyagent, étudient ou habitent à l’étranger dans un autre pays membre de l’Union où ils sont susceptibles d’être victimes d’une infraction. Il est donc important de savoir que chaque citoyen victime d’une infraction, dans un pays membre de l’Union, peut prétendre à certains droits et à certains services aussi bien dans la procédure pénale que d’une manière plus large dans la société.

La directive européenne relative aux droits de la victime nous renforce tous !
En 2012, l’Union Européenne a adopté une Directive visant à garantir à tous les citoyens de l’Union les mêmes droits et un même accès aux services d’aide que les nationaux.

Les Etats membres avaient trois ans pour transposer la Directive dans leur propre droit national Force est de constater qu’à ce jour les Etats membres n’ont pas encore mis en oeuvre l’intégralité de la Directive. C’est tout l’intérêt du programme de recherche confié à Victim Support, le VOCIARE project, d’offrir aujourd’hui un tableau précis de l’état de la situation, pays par pays. Le rapport aujourd’hui disponible met également l’accent sur ce qui devrait être fait pour améliorer la situation.

Chaque citoyen européen doit savoir où trouver l’aide et l’assistance qui lui sont garantis.

En ce qui concerne la Communauté française, c’est l’occasion de rappeler l’existence depuis 2017 du site http://www.victimes.be regroupant l’ensemble des informations pratiques pour les victimes et les professionnels. Ce site permet,en particulier, d’indiquer aux victimes et à leurs proches tous les services agréés et propose à cet effet des cartes interactives, à l’adresse http://www.victimes.cfwb.be/ou-trouver-aide/



Lancement de la campagne pour la journée européenne des victimes

La campagne one voice one cause en vue de la journée européenne du 22 favrier

Plus que 4 jours avant le lancement de la campagne #onevoiceonecause pour la Journée européenne des victimes du crime ! Celle-ci se déroulera, à l’échelle européenne, du 17 au 22 février. Dès présent, il est possible de consulter le contenu de la campagne sur le site web (https://onevoiceonecause.vse-campaign.eu/), de Victim Support Europe.

Rendez-vous est pris sur notre site soutienauxvictimessavi.wordpress.com, pour une présentation détaillée des enjeux de la 31° Journée des victimes, Cette année encore, une attention particulière sera accordée à la mise en oeuvre des droits des victimes, aux efforts accomplis durant l’année écoulée, pour renforcer leur effectivité et pointer les défis encore à relever dans notre pays et à l’échelle européenne. Nous reviendrons notamment sur les résultats de la grande enquête Vociare déjà mentionnée sur notre blog.

Le centre d’aide européen pour les victimes de terrorisme

D’après un article mis en ligne le 24/12/2019 par Ludivine PONCIAU     sur www.lesoir.be

Ce nouvel organe européen doit permettre aux Etats, aux associations de victimes et aux intervenants spécialisés de mieux collaborer.

Améliorer le soutien aux citoyens touchés par des attaques terroristes en s’inspirant des bonnes pratiques existant çà et là dans le monde. C’est l’objectif du Centre d’expertise de l’Union européenne pour les victimes de terrorisme, qui débutera ses activités en janvier.Ce Centre sera géré pour la Commission européenne par l’ONG internationale Victim Support Europe qui regroupe une soixantaine d’associations dans trente pays. Il devra assurer la transposition effective et l’application des directives européennes dans les législations nationales et aider les États à établir un protocole d’intervention en cas d’attentat ou de tuerie de masse.Le projet est financé par l’Europe pendant deux ans. Au terme de cette période test, la nécessité de créer une structure plus large, un Centre de coordination européen pour les victimes du terrorisme, sera évaluée.

Concert des vingt ans de Soutien aux Victimes

A l’occasion de ses 20 ans d’activités, l’ASBL Soutien Aux Victimes d’Infractions (S.A.V.I.) a organisé un concert anniversaire avec la participation de l’ensemble liégeois Le Tétracorde et de la chorale hutoise Notre-Dame de la Sarte. Les bénéfices de cette manifestation seront affectés aux actions en faveurs des femmes et enfants victimes (voir les projets sur ce site ).

Le concert s’est tenu le dimanche 15 décembre, en la collégiale d’Amay, et a bénéficié de plusieurs échos dans la presse. https://www.lavenir.net/cnt/dmf20191216_01421187/un-concert-pour-redonner-confiance
https://www.lavenir.net/cnt/dmf20191129_01413700/ces-benevoles-du-savi-viennent-en-aide-aux-victimes-d-infractions

Le Conseil d’administration tient à remercier les deux chorales et toutes les personnes qui ont apporté leur soutien bénévole à l’organisation de cette manifestation.

20 ans de Soutien aux victimes d’infraction

A l’occasion de ses 20 ans d’activités, l’ASBL Soutien Aux Victimes d’Infractions (S.A.V.I.) organise un concert anniversaire avec la participation de l’ensemble liégeois Le Tétracorde et de la chorale hutoise Notre Dame de la Sarte. Les bénéfices de cette manifestation seront affectés aux actions en faveurs des femmes et enfants victimes (voir les projets sur ce site ).

Le concert se tiendra le dimanche 15 décembre, à 15 heures, en la collégiale d’Amay

Pour plus de précisions voir l’annonce complète : Détails pratiques

 

 

Deux projets d’accord de coopération pour l’assistance aux victimes, attendus depuis 10 ans.

Deux projets d’accord de coopération pour l’assistance aux victimes, sont attendus depuis 10 ans. Il n’est peut-être pas trop tard pour cette législature.

C’est en 2009 en effet, que des protocoles d’accord de coopération avaient été adoptés, en fin de législature, visant à garantir une meilleure cohérence de la politique en faveur des victimes. A l’époque ceux-ci avaient été approuvés par tous les partis démocratiques.  Ils prévoyaient l’établissement dans les 18 mois d’accords en bonne et due forme, respectivement pour la Région wallonne et la Région Bruxelles capitale.

Le Forum national s’était vu chargé d’assurer le suivi de l’élaboration des accords.  Deux projets  furent établis dans les délais mais ne purent être adoptés en raison de la longue crise pour la mise en place d’un nouveau gouvernement.  La législature suivante fut marquée par la négociation de  la sixième réforme de l’Etat. Qui dit réforme de l’Etat, dit nouvelle répartition des compétences et remise en cause des projets pourtant  approuvés par les différents parties.

Il aura fallu une législature supplémentaire pour que le projet soit à nouveau mis à l’agenda politique, actualisé en fonction du nouveau paysage institutionnel et finalement soumis aux différents gouvernements. La bonne nouvelle est arrivée à l’occasion de la journée des victimes pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. C’est maintenant chose faite pour le gouvernement fédéral.

Sur proposition du ministre de la Sécurité et de l’Intérieur Pieter De Crem et du ministre de la Justice Koen Geens, le Conseil des ministres a  approuvé, en mars, deux projets d’accord de coopération en matière d’assistance aux victimes. Le premier concerne la Communauté française et la Région wallonne. Le second concerne la Région de Bruxelles-Capitale et est conclu avec la Communauté française, la Communauté flamande, la Commission communautaire française et la Commission communautaire commune.  L’avis du Conseil d’Etat a été demandé.

Encore faudrait-il que ces accords soient adoptés par les différents parlements concernés, avant la fin des travaux parlementaires. Il n’est pas trop tard mais il est grand temps.